Atlas Halieutique
L'ensemble des parcours
Les situations avant la formation
La formation
Les parcours après la formation
 

    LES SITUATIONS AVANT LA FORMATION

    • Des salariés peu diplômés avant l'entrée en formation : 37 % ont un niveau CAP/BEP
    • Se former : une démarche offensive pour la majorité des salariés
    • 78 % des bénéficiaires d'un CIF s'orientent vers une transition externe
    • Les formations de niveau V et dans domaine du transport sont les plus fréquentes

    LES PARCOURS APRÈS LA FORMATION

    • Plus d'un salarié sur deux a réalisé sa transition
    • 33 % des salariés sont encore en cours de transition
    • 8 bénéficiaires sur 10 sont en poste
    • Plus de la moitié des personnes en poste ont changé d'entreprise
    • 90 % des personnes qui ont changé de poste ont observé une évolution favorable dans leur nouveau poste
    • 53 % des personnes qui ont repris leur ancien poste sont à la recherche d'un autre emploi

    Au 1er mars 2018, on dispose d'informations sur :
    1. Le profil des bénéficiaires sortis de formation dans cette région en 2015 et 2016. Ce sont des personnes qui ont été financées au titre d'un CIF CDI, d'un CIF CDD ou d'une formation hors temps de travail (FHTT).
    2. Le parcours des bénéficiaires sortis de formation dans cette région en 2015 et 2016 : ces données proviennent d'une enquête réalisée par l'OTP, au fil de l'eau, mois par mois, un an après la fin de la formation (voir le questionnaire). Ont été interrogés, les salariés ayant indiqué une adresse mail dans leur dossier.

    La population de l'enquête

Les situations avant la formation

01. LA SITUATION PROFESSIONNELLE DES BENEFICIAIRES

Deux domaines d'emploi dominants

Les bénéficiaires d'un CIF, sortis de formation en 2015 et 2016, proviennent de 40 domaines d'emploi différents (nomenclature NSF). Les domaines d'emploi d'origine des bénéficiaires sortis en 2016 diffèrent peu des domaines d'emploi des bénéficiaires sortis en 2015. (Figure 1).

Les 15 premiers domaines concentrent 85 % des bénéficiaires. Les deux premiers domaines d'emploi sont communs à quasiment l'ensemble des régions (exceptée la Corse, ou le domaine "Accueil, hôtellerie, tourisme" arrive en première position). Ils regroupent un peu plus d'un tiers de la population :

  • Le domaine "Commerce, vente" regroupe 19 % des salariés : ils exercent les métiers de "caissier(e) de magasin" ou "vendeur(se) non spécialisé" ;
  • Le domaine "Transport, manutention, magasinage" regroupe 17 % des salariés : ils exercent les métiers de "conducteur(trice) routier et grand routier" ou "conducteur(trice) livreur".

La forte représentation des métiers du commerce est cohérente avec les données nationales. En 2015, le secteur "commerce, réparation d'automobile et de motocycles" est le premier employeur du secteur privé avec 17 % des effectifs. Le nombre important de salariés issus du transport, parmi les bénéficiaires de CIF, semble être une particularité des Fongecif. Même s'ils arrivent en 4ème position au niveau national, ils ne représentent que 8 % des effectifs du secteur privé, contre 17 % des CIF financés par le Fongecif (Acoss Stat n° 255, Octobre 2017).

Le troisième domaine d'emploi diffère d'une région à l'autre

Le domaine d'emploi "Accueil, hôtellerie, tourisme" se positionne en 3ème place pour l’ensemble des bénéficiaires au niveau national.
Ce domaine est également le troisième le plus représenté dans des régions assez touristiques : Ile-de-France, PACA, Auvergne-Rhône-Alpes. On y retrouve majoritairement le métier de "serveur(se), commis de restaurant, garçons".

Dans les autres régions, le troisième domaine d'emploi varie entre :
- "Santé" avec les métiers d’aides-soignants et d’ambulanciers (régions Bourgogne-Franche-Comté, Centre-Val-de-Loire, Grand-Est, Normandie, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Pays-de-la-Loire)
- "Mécanique générale, de précision, usinage", domaine principalement ouvrier (région Hauts-de France)
- "Agro-alimentaire, cuisine" qui concentre des "opérateurs de la transformation des viandes" (région Bretagne).

Près de la moitié des bénéficiaires étaient employés

Quelle que soit leur année de sortie de formation, avant d'entrer en formation, 75 % des bénéficiaires occupaient un poste en CDI, 19 % en CDD et 6 % en intérim. Une majorité (45 %) étaient salariés en tant qu'employés, un tiers étaient ouvriers. 17 % occupaient une profession intermédiaire et seulement 5 % avaient une fonction de cadre (Figure 3 et 4).

Figure 1 : Les 15 principaux domaines d'emploi (NSF) occupés avant la formation (en %)


Figure 2 : Les 15 principaux métiers (PCS) exercés avant la formation


Figure 3 : Le statut des bénéficiaires avant la formation (en %)

Figure 4 : La situation contractuelle avant la formation (en %)

  

02. LE PROFIL DES BENEFICIAIRES

Former les salariés moins qualifiés

Privilégier la formation des salariés les moins qualifiés est une préoccupation constante des Fongecif. A l'entrée en formation, parmi les bénéficiaires sortis de formation en 2015 et 2016, 40 % ont un niveau CAP/BEP (niveau V) ou sont non diplômés (niveau VI). Au global, 71 % avaient au maximum un niveau bac (Figure 7).
54 % des personnes formées sont des hommes. Les femmes sont plus diplômées puisque les deux tiers d'entre elles ont au moins le bac contre seulement la moitié des hommes. Avant la formation, elles occupent plus souvent des postes d'employés, tandis que les hommes sont plus souvent ouvriers (Figure 3).

Les bénéficiaires de formation ont en moyenne 36 ans et une durée de vie active de 15 ans.

Dans les 5 années qui ont précédées sa formation, un bénéficiaire sur quatre a bénéficié d'un bilan de compétences (financé ou non par un Fongecif). 4 % ont effectué une démarche de validation des acquis de leur expérience (VAE) (Figure 9).

Figure 5 : L'ancienneté (en %)

Figure 6 : L'âge (en %)



Figure 7 : Le niveau d'études initiales (en %)

Figure 8 : Le sexe (en %)

  
Figure 9 : Prestations suivies moins de 5 ans avant la formation (en %)

La formation

01. LE DOMAINE DE LA FORMATION

Des formations en "Transport, manutention, magasinage" nombreuses.

Les formations les plus suivies par les bénéficiaires sont assez spécifiques à la population des Fongecif.
Quel que soit le niveau de formation, le domaine "Transport, manutention, magasinage" arrive en première position (16 % de l'ensemble des CIF). Il est largement surreprésenté par rapport aux données nationales sur la formation continue (p 154) qui montrent que ce domaine représente 5 % des stagiaires.
A l'inverse, les formations "Sécurité des biens et des personnes" ne concernent que 3 % des bénéficiaires d'un CIF contre 13 % des stagiaires de la formation professionnelle en France.
Les formations dans le domaine "Santé" se situent en deuxième position tant sur les données de la formation continue en France (7 %) qu'au niveau des bénéficiaires de CIF (9 %).

37 % des formations financées sont de niveau V (type CAP/BEP) et 16 % de niveau IV (type bac). La durée moyenne d'une formation en CIF est d'environ 900 heures. Le domaine de "Santé" - niveau I à III se caractérise par des durées de formation plus longues (2000 heures en moyenne), à l'inverse des formations dans le domaine "Transport" - niveau VI (250 heures en moyenne).

Figure 10 : Les quarante domaines-niveau de formation les plus fréquents

Des différences régionales

Le classement des domaines de formation diffère légèrement selon les régions. Ces différences sont liées à l'offre locale de formation, aux demandes des salariés, aux choix de financement des Fongecif et plus largement au tissu économique local (voir Figure 11 et fiche "Transitions par région").

Figure 11 : Les 3 premiers domaines de formation selon la région

02. LE CHOIX DE LA FORMATION

Se former : Une démarche volontaire

Dans l'enquête, les bénéficiaires sont interrogés sur leur motivation à entreprendre une formation (Figure 12). Quelle que soit l'année de sortie de formation, les démarches offensives, c'est à dire volontaire de la part du bénéficiaire, sont les plus fréquentes. L'envie de changer de métier est la première motivation pour les salariés (63 %). Vient ensuite l'envie d'évoluer dans son emploi.

31 % des salariés ont entamé une formation plutôt dans une démarche défensive, suite à des difficultés dans le poste occupé ou des problèmes de santé.

Figure 12 : Motivation à entreprendre un CIF
selon l'année de sortie de formation (en %)

Figure 13 : La transition souhaitée (comparaison du domaine de l'emploi exercé et du domaine de la formation choisie) (en %)

8 salariés sur 10 souhaitent changer de domaine

La volonté de changer de domaine s'observe de manière constante chez les bénéficiaires du CIF. 78 % d'entre eux s'orientent vers un domaine de formation différent du domaine de leur emploi. Ils visent ainsi une transition externe1. Cette volonté de changement de domaine ne s'accompagne pas toujours d'une montée en qualification.

A l'inverse, 22 % des bénéficiaires d'un CIF souhaitent effectuer une transition interne1, soit pour monter en qualification dans leur domaine, soit pour acquérir des compétences transverses de même niveau.

La proportion de transition externe et interne est sensiblement identique dans les différentes régions. En revanche, selon le domaine de formation des différences importantes existent. Ainsi, à titre d'exemple, 42 % des bénéficiaires de formation en "Transport, manutention, magasinage" de niveau V ont effectué une transition interne. (Voir fiche "Transitions par Formation").

1Voir guide de lecture de la Figure 13
  

03. LA RÉUSSITE DE LA FORMATION

Forte réussite du diplôme

La grande majorité des bénéficiaires d'une formation a obtenu le titre, le diplôme ou la certification délivré en fin de parcours.
3 % ont abandonné la formation avant la fin et seuls 5 % ne se sont pas présentés ou n'ont pas réussi l'examen final.

Figure 14 : La réussite de la formation (en %)

Les parcours après la formation

01. LA REALISATION DES TRANSITIONS UN AN APRES LA FORMATION

Amélioration de la transition en 2016 : plus de la moitié des personnes ont réalisé leur transition

Un an après la fin de leur formation, 55 % des sortants de formation en 2016 ont réalisé leur transition professionnelle : ils occupent un nouvel emploi en lien avec leur formation (figure 15). Ce taux était de 48 % pour les sortants 2015.

53 % de personnes ayant réalisé leur transition sont en CDI

Selon les individus, les objectifs de la transition professionnelle peuvent être différents en matière de contrat de travail. Certains peuvent accepter des postes temporaires afin de se forger une expérience dans un nouveau domaine, d'autres, au contraire, ont pu entamer une formation pour sortir de la précarité professionnelle et obtenir un contrat stable.
Quelle que soit leur année de sortie de formation, un an après la fin de leur formation, 53 % des personnes sorties de formation et ayant réalisé leur transition sont en CDI dans leur nouveau poste et 33 % sont en CDD.
Ces résultats varient selon la situation professionnelle avant l'entrée en formation (figure 16).

Plus d'une personne sur trois est en cours de transition

Une année n’est pas toujours suffisante pour réaliser sa transition. Pour 30 % des bénéficiaires sortis de formation en 2016, elle est encore en cours (contre 35 % pour les sortants 2015). Ces personnes, quelle que soit leur situation sur le marché du travail (en poste ou non), poursuivent leur objectif : 81 % d'entre elles sont à la recherche d'un emploi dans le domaine de la formation qu'elles ont suivie.

Figure 15 : La réalisation de la transition
selon l'année de sortie de formation (en %)

Figure 16 : TRANSITION REALISEE - Les nouveaux contrats selon le contrat avant la formation (en %)

Réalisation de la transition très élevée en "Santé - niveau V"

Les personnes ayant suivi une formation dans le domaine "Santé" ont les taux de réalisation de la transition les plus élevés (76 % pour les formations de niveau V et 61 % pour les formations de niveau I à III).

D'autres domaines connaissent des taux de réalisation importants (plus de 50 %).
Parmi les formations de niveau I à III, on retrouve les domaines "Technologies industrielles fondamentales" (64 %), "Génie civil, construction, bois" (58 %) ...
Pour les formations de niveau IV, c'est dans le domaine ""Electricité génie climatique" qu'on observe le plus fort taux de réalisation (60 %).

L'amélioration du taux de transition entre les sortants 2015 et 2016 s'observe également pour la plupart des domaines (par exemple : + 8 points pour le domaine "Transport, manutention, magasinage" - niveau V.
(Voir les fiches "Transitions par Formation").

15 % des personnes ont abandonné leur projet

L'abandon du parcours de transition apparait de manière plus marquée pour certaines formations.
26 % des salariés formés dans le domaine "Enseignement de la conduite" - niveau IV ont abandonné leur parcours. Ils sont 20 % dans le domaine "Agroalimentaire, alimentation, cuisine" - niveau V ou dans le domaine "Sécurité biens et personnes, surveillance" niveau - V et VI.

 
Figure 17 : La réalisation de la transition pour les 10 principaux domaines de formation
selon l'année de sortie de formation (en %)

Focus sur les créations d'entreprise

Parmi les personnes ayant réalisé leur transition, 10 % ont créé leur entreprise grâce à leur formation.
Ces créateurs se répartissent sur près de 150 métiers différents. Les 3 premiers métiers concernés par ces installations sont les "installateurs sanitaires et thermiques", les "esthéticiennes" et les "conducteurs de taxi". A eux trois, ils représentent 16 % de l'ensemble des créateurs.

Les personnes en cours de transition sont 19 % à poursuivre leurs démarches pour créer leur entreprise. Les 4 premiers domaines de formation des personnes en cours de création sont :

  • Transport, manutention, magasinage - VI
  • "Animation culturelle, sportive et de loisirs - IV"
  • Agro-alimentaire, alimentation, cuisine - V
  • Coiffure, esthétique et services aux personnes - V
  • Ainsi, globalement, parmi l'ensemble des bénéficiaires d'un CIF, près de 12 % ont pu monter un projet de création d'entreprise grâce à la formation (projet soit abouti, soit toujours en cours).

    02. LES SITUATIONS UN AN APRES LA FORMATION

    Des changements de poste et d'entreprise fréquemment opérés

    Globalement, un an après la fin de la formation, 82 % des bénéficiaires sont en poste, quel que soit le poste.
    Les personnes qui ne sont pas en poste sont principalement en recherche d'emploi (55 %). 13 % sont de retour en formation et 12 % en démarche de création d'entreprise.
    Parmi les personnes en poste, 73 % des sortants 2016 ont un nouveau poste un an après leur formation, dont 11 % au sein de leur entreprise initiale. Ils sont 62 % à avoir changé d'entreprise après la formation (Figure 18). 27 % des sortants 2016 sont donc retournés dans leur poste initial (30 % pour les sortants 2015).

    Figure 18 : Les changements d'entreprise et de poste
    selon l'année de sortie de formation (en %)

    Nouveau poste : une nette amélioration des conditions de travail

    Dans plus de 9 cas sur 10, le nouveau poste est en lien avec la formation suivie (Figure 19).
    Quelle que soit leur année de sortie de formation, 91 % des personnes qui ont changé de poste, ont observé une, voire plusieurs, améliorations dans leur travail : 8 bénéficiaires sur 10 ont observé une évolution positive de l'intérêt de leur travail ; 7 sur 10 estiment que leurs compétences sont désormais mieux reconnues et 66 % ont vu leur responsabilités s'améliorer (Figure 19, plusieurs réponses possibles).


    Figure 19 : NOUVEAU POSTE - Les améliorations constatées
    selon l'année de sortie de formation (en %)

    Retour au poste initial : 53 % poursuivent leur recherche d'emploi

    29 % des bénéficiaires sont de retour dans leur poste initial un an après la fin de leur formation.
    Quelle que soit l'année de sortie de formation, un peu plus de la moitié d'entre eux est actuellement à la recherche d'un autre emploi et 12 % sont en cours de création d'entreprise. Ces personnes sont retournées de façon temporaire dans leur poste en attendant de concrétiser leur projet (Figure 21). En revanche, pour 35 % des personnes de retour dans le poste d'origine, cette situation semble durable puisqu'elles ne cherchent pas à changer de situation.
    Parmi ces personnes ayant repris leur ancien poste, 43 % des sortants 2016 ont constaté des améliorations dans leurs conditions de travail (40 % pour les sortants 2015), principalement une meilleure reconnaissance de leurs compétences.

    Figure 20 : RETOUR AU POSTE INITIAL - La situation actuelle
    selon l'année de sortie de formation (en %)

    Figure 21 : RETOUR AU POSTE INITIAL - Les améliorations constatées
    selon l'année de sortie de formation (en %)


    Fiche L'ensemble des parcours
    Mise à jour le : 30/01/2017